2024-09-13 lemonde.fr HaiPress

Aux obsèques de Christian Poucet,président de la Confédération de défense des commerçants et des artisans européens (CDCAE),à La Grande-Motte (Hérault),le 2 février 2001. DOMINIQUE FAGET / AFP Lundi 29 janvier 2001. Une faible pluie tombe sur Baillargues,petite commune de l’Hérault située à une trentaine de kilomètres au nord-est de Montpellier. Vers 9 h 45,une berline noire se gare devant le 479,route de Nîmes,devant les locaux du Centre de délocalisation et de commerce international (CDCI). Deux hommes en sortent,gantés,le visage masqué par une cagoule de laine noire. Armes en main,ils s’engouffrent dans les locaux d’un pas décidé,intimant au passage à une secrétaire de se taire d’un index placé devant la bouche.
Les deux hommes se rendent directement au premier étage,service comptabilité,et pénètrent dans un bureau dans lequel le patron de l’entreprise,Christian Poucet,est en pleine conversation téléphonique. Sans prononcer un mot,ils lui tirent dessus à une quinzaine de reprises au pistolet semi-automatique. Des balles de 9 millimètres Parabellum atteignent le quadragénaire au visage,au thorax et au bas-ventre. Ses assassins remontent dans leur véhicule et prennent la fuite. Malgré le déclenchement du plan Epervier par les forces de l’ordre,ils ne seront ni interpellés ni identifiés.
Qui a tué Christian Poucet ? Le mystère dure depuis deux décennies. Il pourrait enfin connaître un dénouement : comme l’a révélé le site local Métropolitain,la justice a ordonné voilà un an,en toute discrétion,la réouverture de ce dossier qui,de l’avis de plusieurs connaisseurs,n’aurait jamais dû être classé.
Etudes d’huissier et caisses de retraite saccagées,manifestations sauvages,séquestrations… Depuis sa naissance,en 1992,la CDCAE se distingue par ses méthodes coup-de-poing,revendiquées par son patron. Amateur de casinos,de chiens,de voitures de sport et d’armes à feu,Christian Poucet n’a peur de rien,et certainement pas de la justice. En 1995,il échoue à se présenter à l’élection présidentielle,faute de suffisamment de parrainages d’élus. Un an plus tard,fin 1996,apprenant qu’un juge d’instruction s’intéresse à son syndicat et à ses comptes,il le menace lors d’une réunion publique : « On connaît son adresse. » Il est placé en garde à vue le 30 novembre. Ses adhérents saccagent le centre-ville de Montpellier pour protester contre son arrestation. Pendant ce temps,face aux policiers,il réitère ses menaces envers le magistrat instructeur : « Mes hommes lui feront la peau. »
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