2024-10-17 HaiPress

Les handballeuses de Metz face à leurs supporteurs,à l’issue du match pour la troisième place de la Ligue des champions,le 2 juin 2024, à Budapest. ATTILA KISBENEDEK / AFP Dans le championnat de France de handball féminin,David domine rarement Goliath. Mercredi 16 octobre,il faudrait un miracle pour que l’équipe de Plan-de-Cuques,petite commune aux alentours de Marseille,batte le Brest Bretagne Handball (BBH),champion de France en 2021 et deuxième des trois dernières saisons derrière Metz. Si elle se dispute à guichets fermés,la rencontre prend place dans le modeste complexe sportif des Ambrosis à Plan-de-Cuques (950 places).
Il en va ainsi en Ligue Butagaz Energie – le nom de la D1 féminine. Le contraste est saisissant entre les performances de l’équipe nationale,championne du monde et vice-championne olympique en titre,et la modestie de la compétition domestique,où la plupart des clubs restent sous statut associatif. Seuls les « gros » du championnat sont devenus des sociétés privées (Brest,Metz,Paris,Dijon,Toulon),ce qui implique notamment que leur activité est assujettie à la TVA.
La plupart des rencontres se disputent dans un relatif anonymat,loin de la passion qui entoure le football et le rugby. « C’est une compétition à deux vitesses. Pour pimenter les matchs,nous envisageons d’offrir un coup à boire à nos supporteurs lorsque nous gagnons par plus de quinze buts d’écart »,annonce,tout à fait sérieusement,Gérard Le Saint,président du BBH,également propriétaire de l’équipe de football du Stade brestois (qui brille actuellement en Ligue des champions masculine). Le budget du club breton (8,65 millions d’euros pour la saison 2024-2025) est presque cinq fois supérieur à celui de son adversairede mercredi.
Dans la France du handball féminin,le BBH fait figure d’exception. Son modèle économique repose sur un actionnaire puissant,le Réseau Le Saint,deuxième distributeur de produits frais en France,mais aussi sur cinq cents entreprises partenaires de la région. Les recettes de la billetterie rapportent 3,5 millions d’euros par an,notamment grâce aux dix espaces VIP que possède l’Arena de Brest,enceinte moderne de 4 200 places. Elles sont complétées par des subventions publiques,à hauteur de 6,7 % du budget. Comme dans d’autres sports,aucun club de D1 ne touche de droits télévisés,mais la chaîne BeIN Sports diffuse une affiche par journée,et la plupart des matchs du championnat sont visibles gratuitement sur l’application Handball TV de la Ligue.
Il vous reste 58.45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Pernod Ricard et l’américain Brown-Forman, propriétaire du whisky Jack Daniel’s, confirment des discussions en vue d’une fusion
Les députés veulent aider la presse à récupérer les rémunérations que lui doivent les géants du numérique
Les stations-service autorisées à vendre un gazole moins résistant au froid, « à titre exceptionnel », pour faire face aux difficultés d’approvisionnement
Nestlé poursuivi pour décharges sauvages près de Vittel : 750 000 euros d’amende requis et remise en état exigée
Korean Air confirme l’achat de 103 avions Boeing, le plus gros contrat de l’histoire de l’aviation sud-coréenne
Cédric P., l’ex-policier français soupçonné de double féminicide, placé en détention provisoire au Portugal
©Le droit d’auteur 2009-2020Vie intelligente au quotidien