2024-12-12 HaiPress

Dans le service des urgences du centre hospitalier de Perpignan,le 17 juillet 2024. ARNAUD LE VU/HANS LUCAS VIA AFP « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient… » La formule,un peu galvaudée,revient ces derniers jours dans la bouche des médecins urgentistes. Il y a vingt mois,le chef de l’Etat,Emmanuel Macron,promettait de « désengorger » leurs services,porte d’entrée d’un hôpital sous pression. Et ce,d’ici à « décembre 2024 ». A l’époque,beaucoup disaient déjà douter,tout en saluant l’affichage d’une date butoir. L’échéance venue,le doute est devenu certitude : « Sans surprise,la promesse présidentielle n’est pas tenue »,rapporte Marc Noizet,président du syndicat SAMU-Urgences de France (SUdF).
La photographie nationale,à la veille des congés de Noël,est « hétérogène »,décrit l’urgentiste de Mulhouse (Haut-Rhin) : « Il y a des endroits où les dysfonctionnements et la crise sont toujours aussi profonds,on ne s’en extirpe pas,et d’autres qui se réorganisent et inventent des solutions… Mais la pression est générale,les urgences ne tiennent qu’à un fil. »
De Rennes à Avignon,de Toulouse à La Roche-sur-Yon,en passant par Nice ou Toulon,les soignants ne cachent pas une forme de lassitude face à la « lenteur » de l’action publique et au « flottement » politique. « On n’est pas aidé,euphémise Muriel Vergne,médecin urgentiste au centre hospitalier de Toulon et secrétaire générale de SUdF. Les médecins sont lucides : les urgences,avec ce qui se joue en politique,six ministres de la santé en deux ans – et bientôt sept –,ne sont pas une priorité. »
L’urgentiste relève que,sans être encore « dans le dur » des congés et des épidémies hivernales,les blocs opératoires sont,chez elle,déjà saturés et que l’afflux de patients augmente de jour en jour. « On a des plannings à trous,et le Père Noël ne va pas nous apporter de praticiens dans sa hotte ! » Elle comme d’autres soignants le soulignent : « Il suffit d’un arrêt maladie,d’un médecin de moins au planning,pour que la machine se grippe. »
Avant ça,c’est à Périgueux que les soignants se sont mobilisés,ou encore à Carhaix (Finistère). Remontent aussi régulièrement du terrain des récits,plus ou moins graves,symbolisant des conditions d’accueil dégradées : cet automne,le témoignage d’un patient ayant passé une nuit dans un garage de l’hôpital de Langres (Haute-Marne),faute de lit disponible,confirmé par des soignants,a eu un retentissement national.
Il vous reste 73.25% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Pernod Ricard et l’américain Brown-Forman, propriétaire du whisky Jack Daniel’s, confirment des discussions en vue d’une fusion
Les députés veulent aider la presse à récupérer les rémunérations que lui doivent les géants du numérique
Les stations-service autorisées à vendre un gazole moins résistant au froid, « à titre exceptionnel », pour faire face aux difficultés d’approvisionnement
Nestlé poursuivi pour décharges sauvages près de Vittel : 750 000 euros d’amende requis et remise en état exigée
Korean Air confirme l’achat de 103 avions Boeing, le plus gros contrat de l’histoire de l’aviation sud-coréenne
Cédric P., l’ex-policier français soupçonné de double féminicide, placé en détention provisoire au Portugal
©Le droit d’auteur 2009-2020Vie intelligente au quotidien